Un potager à l'école élémentaire de Port Sud


Depuis janvier, Emmanuelle, membre de Breuillet Nature, intervient à l'école élémentaire de port sud dans le cadre d'un projet d'école : La mise en place d'un potager en permaculture par des CE1

L’intérêt du jardin en temps qu’outil pédagogique se manifeste dans plusieurs domaines. Tout d’abord, il permet d’acquérir des compétences dans le cadre d’activités interdisciplaires, en sciences, mathématiques, arts et français notamment.

Mais le jardin pédagogique constitue également un outil d’éducation à la citoyenneté qui permet d’appréhender concrètement des questions liées au respect de l’environnement et des écosystèmes.

Enfin, il permet, dans le cadre d’un projet collectif qui exige patience, attention, coopération,... de développer des savoir-être qui concourent à l’épanouissement des élèves.

Les carrés potagers sont entièrement gérés par les enfants et ils sont très motivés.



La mise en place des carrés.





Montage des lasagnes : une couche sèche, une couche verte...



Le temps des semis





Et ça pousse !!



Etiquettes créées par les enfants





Arrosage des semis
 


Les enfants ont également fabriqué des mangeoires pour les oiseaux cet hiver.


 

Cafécolo : La permaculture au potager


La permaculture, c’est une démarche, une philosophie. Le but est de prendre soin de la nature et des hommes.



Autrement dit : concevoir des cultures, des lieux de vie autosuffisants et respectueux de l’environnement et des êtres vivants. Comment ? En s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes et des savoir-faire traditionnels. Une éthique, et beaucoup de bon sens.


En permaculture, on va s'inspirer de la forêt, on va travailler à recréer un sol fertile, et à l'améliorer au fil du temps. On nourrit le sol (en apportant du compost par exemple), et c'est le sol qui nourrit la plante. On ne laboure plus le sol car le labour détruit la faune qui a besoin d'oxygène en surface. On n'utilise plus d'engrais chimiques qui polluent les nappes phréatiques et détruisent l'humus. On ne laisse pas le sol à nu, on le couvre avec de la matière organique qui le protège du soleil, de la pluie et du vent, et l'agrade progressivement.






 
Le terme de permaculture est un mot-valise issu de l'expression américaine « permanent agriculture » utilisée par l'agronome Américain Cyril G Hopkins qui publia en 1910 Soil Fertility and Permanent Agriculture.
 
Le terme « permanent agriculture » sous-entend des méthodes culturales qui permettent aux terres de maintenir leur fertilité naturelle
 
On les voit fleurir un peu partout, elles représentent une vraie révolution dans notre relation au sol et notre façon de cultiver. Symboles par excellence de l’agroécologie mais surtout de la permaculture , elles n’en sont pourtant qu’un élément parmi d’autres. Elles représentent un espace riche et vivant, résistant à la sécheresse, à l’excès de pluie, un espace multidimensionnel extrêmement productif qui peut même être auto-fertile.
 
L’observation et l’imitation de la Nature nous ouvre de nouvelles portes délivrées du travail du sol, des intrants chimiques et du pétrole, pour une agriculture non plate, non linéaire, vivante et qui crée de la fertilité.
 
C’est Emilia Hazelipp qui semble la première avoir importé la culture sur butte en France. S’inspirant des travaux de Masanobu Fukuoka et de Marc Bonfils, elle a créé ce qu’elle appelle les jardins "synergétiques" : sous forme de buttes, sans travail du sol, systématiquement recouvert de paille, des "chemins de culture" aux formes rondes et serpentiformes ou gambades joyeusement une armée de canards coureurs se délectant des limaces.





Tout d’abord, elle évite de se baisser. Quel jardinier ne s’est pas plaint que la terre était basse? La hauteur varie suivant les climats, les besoins, les cultures, la hauteur de la personne qui aura à se baisser. On peut aussi rajouter des bordures en bois qui tiendront la butte dans le temps.
  



 
 
Le non travail du sol. Cette capacité alléchante est permise justement par le paillage et la présence forte de la multitude silencieuse, ces jardiniers de l’ombre qui humifient (humidifient aussi d’ailleurs), brassent, mélangent, complexifient et transforment les différents horizons du sol. Ces derniers ne sont jamais dérangés par un quelconque bêchage, même superficiel, et le processus complexe et vital d’aggradation (le contraire de dégradation : accumulation de nutriments et d’éléments) peut se dérouler jusqu’au bout.
 
 
La multiplication de microclimats. Suivant l’orientation de la butte (N/S, E/O) on aura des versants plus secs, humides, ombragés, ensoleillés, exposés aux vents dominants, chauds, froids, ce qui permettra d’ajuster au mieux les plantes suivants leurs exigences. De plus le microclimat en sommet et bas de la butte ne sera pas le même. On privilégiera par exemple des plantes grandes et exigeantes en sommet (maïs, courgettes) ou plutôt des plantes frugales en milieu et bas de pentes (oignons, fraises).
 
  
L’augmentation de la surface de culture. On passe du 2D à la 3D : la surélévation de notre surface de culture multiplie la surface de plantation. On peut se permettre une grande diversité de végétaux par m² et donc multiplier par là même les associations, rotations, engrais-verts, … et les rendements. Un exemple d’agriculture dite "bio-intensive".
 
  


 
 
Dans tous les cas, la création des buttes est le moment le plus important de la mise en place du jardin. La largeur idéale d’une butte est d’environ 1,20m. Au-delà d’1m40, il peut devenir difficile de travailler. A moins d’1m, la butte n’est plus assez large pour créer un écosystème. 1m20 permet de travailler sans marcher sur les buttes, sans fatigue.
 
Les buttes sont espacées par des allées de 30 à 50cm de large. 30cm représentent la longueur d’un pied moyen, 50cm permettent par exemple de travailler à genoux. A chacun de déterminer s’il souhaite plus ou moins de confort. En récupérant la terre de surface des allées, on accroît la profondeur de terre arable. D’autant plus si on a pratiqué un double bêchage. On peut atteindre ainsi 60cm de terre meuble dès la première année.
 




Il est inutile de chercher à obtenir une butte trop haute. Si la pente devient trop forte, on aura des problèmes d’érosion. 50cm de hauteur entre le fond des allées et le haut de la butte sont un maximum.
 
La forme convexe, arrondie de la butte permet d’augmenter la surface de feuilles des plantes cultivées, et donc la photosynthèse. Inversement, la plus grande profondeur de terre arable permet aux racines de se développer verticalement, et donc de planter un peu plus serré qu’en potager traditionnel. De plus, il est possible de planter en quinconce, ce qui permet de densifier encore la plantation. 
 
 
  







La butte étant située en hauteur, les éventuelles inondations ne concerneront que les allées, et la terre des buttes sera particulièrement bien drainée.
 
En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des précipitations se fait au niveau des allées, ce qui permet à la butte d’être mieux irriguée en profondeur. Ceci permet aux racines des plantes de se développer autant que possible.
 
En climat très sec, on peut inverser la forme du haut de la butte, jusqu’à la rendre concave, pour retenir mieux l’eau.




Robert Morez, ingénieur agronome est un ancien du CIEPAD (Carrefour international d’échanges de pratiques appliquées au développement), et un pionnier de l’agroécologie. Il a notamment beaucoup travaillé avec Pierre Rabhi.





Cette technique a été mise au point par Patricia Lanza, une jardinière Américaine ne sachant comment se débarrasser des déchets de son restaurant et du jardin.







En réalisant une butte, nous favorisons la reconstitution d'humus en utilisant des matériaux naturels. Cela contribue à restaurer et maintenir la fertilité des sols. Dans un souci d'autonomie et d'économie, les matériaux utilisés sont issus de ressources locales disponibles sur place.


La présentation en PDF ICI



En savoir plus (par thèmes) :


 
  
 
 
 
 
 
  • Les synergies
 
 
 
  • Potagers en carrés et petits potagers
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  • Le compost et le paillage
 
Faire son compost (PDF 13 pages)
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 


Cafécolo : Premiers pas vers le zéro déchets





Cahier de l’eau du réseau des CPIE n°3. Morphologie des cours d’eau


Ce numéro 3 de la collection édité par l’Union nationale des CPIE traite spécifiquement de la morphologie des cours d’eau. Il présente un dossier technique complet portant sur les principes physiques, l’approche géographique, la notion de bon état, la réglementation... et propose un aperçu de l’action possible des CPIE


➤➤➤  Cahier de l’eau du réseau des CPIE n°3. Morphologie des cours d’eau






En savoir plus.


La biodiversité des sols au service de l’humanité - Ph. Lemanceau, INRA






 ➤➤➤ En savoir plus : ICI


Les paysans malades des pesticides - France Culture






Ils sont agriculteurs intensifs. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.


Affiche de l'association Phyto Victimes • Crédits : Ines Leraud - Radio France


Un documentaire d’Inès Léraud et Anna Szmuc

1ère diffusion le 24 septembre 2014 dans Sur Les Docks

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée. Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

Cela se passe à Dôle, dans le Jura, au sein d’une réunion de l’association « Phytovictimes » qui regroupe des paysans utilisateurs de pesticides. L'enjeu à travers leurs témoignages est de dessiner les contours du système tentaculaire pour lequel ils travaillent et de saisir si et comment il serait possible, à leur échelle, de sortir de la chimie pour se tourner vers le bio.« Pour ça j’ai besoin de lui, dit Denis Camuset en parlant de son fils qui va reprendre l'exploitation, j’ai mené bien des combats, mais le passage en bio est certainement le plus dur ! Ce qui rend difficile le changement du système, c’est tout l’aspect psychologique, on a tellement été bercé dans une autre mentalité. Réduire les pesticides c’est reprendre une formation, c'est changer tout un système, c’est aussi la peur financière je crois, car on ne sait pas où on va. »

Avec les membres de l'association "Phytovictimes" ; les agriculteurs du village de La Loye dans le Jura ; Les sociologues Nathalie Jas et Christian Nicourt



4 années après sa création, l'association Phyto-Victimes au travers de son président Paul François reçoit la légion d'honneur des mains de Nicolas Hulot.



Producteurs locaux et circuits courts


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